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Description rapide

Extérieurs du monument

Depuis une campagne de fouilles archéologiques préventives réalisée en 2014, la période de construction de cet édifice est plus précise : elle est maintenant établie entre 1010 et 1019.

L’église est orientée classiquement est-ouest. Les murs sont bâtis avec de

grossiers moellons.

Les toitures: comme celles du clocher et des deux chapelles latérales, la toiture de la nef est en pierres plates, des lauzes,

appelées localement « laves ». La proximité des nombreuses

carrières locales a induit ce type de couverture sans doute

moins onéreuse en son temps !

Sur le pan orienté au sud,

le chemin des cloches

constitué par des marches

d'escalier aménagées dans les lauzes, 

a été remis en état.

 

La façade nord

Des bandes lombardes entrecoupées de lésènes décorent la paroi murale.

Des contreforts massifs édifiés au 18ème soutiennent les murs.

Deux ouvertures montrent l’évolution de l’architecture de la période romane à la période gothique.

Une tour carrée tronquée en haut, construite au 18ème vient s’accoler au mur ouest de la chapelle latérale.

Cette chapelle est éclairée par une grande baie gothique vandalisée, puis restaurée.

Le mur de la sacristie construite au 15ème siècle termine côté est  cette façade.

 

 

La façade orientale

En plus de l’abside principale éclairée par une baie du

15ème, on y remarque l’absidiole sud en cul de four

également éclairée par une petite ouverture ogivale.

Quant à la petite chapelle accolée à la sacristie, elle bénéficie

d'un peu de lumière grâce à une trouée trilobée.

 

La façade sud

Après la rénovation réalisée, cette façade présente sur les parois de la chapelle de la Vierge, deux grandes baies à remplages.

Sur le mur de cette chapelle, il est possible d'observer les vestiges

d’une cheminée et de placards aménagés dans la paroi.

Une porte naguère murée servait d’accès

direct à l’intérieur de l’église. Son fronton

en arc brisé signe l'époque de sa

construction.

Deux fenêtres aux courbes romanes

ornent cette façade ainsi qu’un lourd contrefort.

La façade ouest

Primitivement, il n’y avait pas de porte d’accès sur cette façade.

Une ouverture fut pratiquée au 18ème  siècle, puis agrandie au 19ème  siècle. Différentes interventions ont modifié cette façade

qui a pour ornement des petites bandes verticales en

saillie sans doute réduites après que l’on ait construit la

baie centrale.

Un porche aujourd’hui démoli,  fut adossé à l’édifice en remplacement d'un précédent narthex.

Son emprise au sol se voit encore par temps sec.

Le clocher

C’est un cube massif qui surmonte la coupole avec un toit à quatre pans.

Sur chaque face, existe au premier étage une baie en plein cintre. Le second est doté d'ouvertures géminées, accompagnées de part et d’autre de baies plus petites.

Le premier rang des ouvertures

fut condamné lorsqu’en

1767 on reconstruisit la

toiture de la nef.

 

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Intérieur du monument

L'axe de l’église est orienté classiquement est-ouest.

La nef et les bas-côtés

Au couchant, la porte d’entrée s’ouvre sur une nef centrale, flanquée de bas-côtés, avec les voûtes en berceau d’une grande simplicité. Il s’agit d’une nef à trois travées.

Cette architecture avait été conçue par les moines bâtisseurs de l’église lorsqu’ils

installèrent un prieuré.

Primitivement, les voûtes étaient en briques, en 1553, elles furent reconstruites

en pierre.

Les côtés de la nef centrale sont parsemés dans la partie supérieure de vases

acoustiques ou pots de résonnance

(au cours du temps et des différentes

campagnes de travaux,

certains ont disparu).

Quelques travaux de rénovation

au début du 20ème siècle avaient

laissé apparaître une corniche,

désormais disparue, mais dont les esquisses manuscrites ont été retrouvées

lors de la réfection des enduits en 2021.

Au-dessus de cette entrée, une ouverture ogivale apporte de la luminosité à

l’espace.

Sous celle-ci une niche en arc-de-cercle

montre un peu de polychromie. 

Six piliers à section cruciformes soutiennent

l'édifice dont la toiture romane est montée

sans charpente. La couverture en pierre a une masse de l'ordre de 700kg au m2.

Les piliers sont reliés entre eux longitudinalement par des arcs en plein cintre.

Les autels secondaires

Sur ces piliers sont adossés de petits autels, tous avec un socle maçonné et une

dalle plate.

A droite, sur le second pilier est accolé celui de Sainte Anne.

Il s’agit simplement d’une ancienne tombe du 12ème siècle transformée

et consacrée. 

Au-dessus de celui-ci, une niche en plâtre décoré (fin 19ème),

abrite une statue de la Vierge,  récemment restaurée.

Sur le  troisième pilier, est accolé l’autel de Saint Fiacre.

A gauche, sur le second pilier est adossé l’autel dédié à Saint Martin, son

socle porte des traces de polychromie, malgré les affres de la

Révolution, il reste le plus décoré.

En surplomb, sur des consoles abîmées, des

anges de pierre cassés présentent des

écussons avec les armes des fondateurs:

un porc d’or et un arbre (familles POURCHER

et De La GRANGE)

Le dernier autel, dédié à Sainte Barbe, est positionné contre le troisième pilier.

Chacun de ces autels secondaires porte les croix de consécration et l’excavation de la boite à reliques.

Le centre de la nef est pavé de pierres de différentes époques, de fragments

de pierres tombales,    et de tombes sculptées, dont certaines sont entièrement déchiffrables.

La plus remarquable est celle des époux DUREAULT-BIOT dont l’épitaphe rappelle l’épidémie

de peste qui fit des ravages en 1586.

Les bas-côtés sont éclairés par des ouvertures de différentes époques, une seule

ouverture dans la travée de gauche serait d'origine. 

La tour inachevée, fut initiée par le curé CARRELET sans l'accord des

paroissiens et des abbés. Une horloge devait y prendre place.

Les habitants s'opposèrent à cette construction et après une réunion à la

sortie de la messe, ils en décidèrent la démolition.  L'intendant de

Bourgogne statua, et la tour fut couverte, une somme fut octroyée à

l' entrepreneur DUCLOUX. La tour et son bel escalier de pierre,

sont restés inachevés. 

Les baies prennent une allure gothique à gauche, alors qu’à droite le

galbe roman subsiste, mais ces dernières ont été obturées, puis

débouchées au cours de la dernière campagne de restauration.

Les Fonts baptismaux

Une cuve de pierre octogonale, massive est présente dans la travée

de droite. Ce n'était pas son emplacement d'origine, car seules les

personnes baptisées pouvaient pénétrer à l'intérieur d'une église. 

Le Chœur

Chacun des trois vaisseaux, se terminait par un cul-de-four.

Ils sont éclairés par de modestes baies ogivales bien

postérieures à la construction de l’église.

Une petite chapelle carrée a remplacé l’absidiole nord, elle

est nommée : la chapelle Saint-Pierre.

Elle a cédé sa forme primitive romane à une forme plus

rectangulaire au XVème siècle. Voûtée, elle conserve des

décors peints et une étroite ouverture trilobée.

Un autel de pierre meuble le chœur de cette chapelle.

La tombe de Guillaume Charpy, ancien prêtre des lieux est

implantée à l’entrée du lieu.

L’absidiole sud porte le nom de la « chapelle PERCHEY »,

fondateur d’une messe en 1439. Elle est éclairée par une

ouverture ogivale. Un autel dont la marche d’accès serait

l’autel primitif de l'église, supporte  la statue de Saint-Martin.  

Comme dans la chapelle précédente, la pierre tombale de

François PARIE couvre le sol depuis 1596.

 

Le chœur a été modifié, un vitrail ogival au XVème siècle a remplacé la baie romane. Plusieurs fois brisé, le vitrail actuel a été posé  en 1984.

On accède à cet espace en gravissant deux marches.

Au centre, une trappe s’ouvre sur un espace souterrain auquel on accède par un escalier de pierre. Il fut maçonné et obturé partiellement après la seconde guerre mondiale. Une pierre de la voûte porte les traces des outils utilisés par les ouvriers.

Ce réduit en sous-sol, stimulant l'imaginaire, fut l’objet de nombreuses légendes !

Des placards sont aménagés dans les murs de gauche. De part et d'autre des parois, les croix de consécration ont été nettoyées et remises en valeur.

Deux ouvertures biaisées dans les murs (hagioscopes) laissaient les familles seigneuriales ou bourgeoises suivre les offices sans être vues de l’assistance.

La coupole

Une coupole sur trompe -première construite en Bourgogne- sépare le

chœur, sacré, de la nef. Elle supporte le clocher et en son centre subsiste le

trou  de tirage des cloches.

Les chapelles latérales

L’église à l’origine ne possédait pas de transept. L’adjonction de deux chapelles latérales à la fin du 15ème et au début du 16ème siècle, symbolise un faux transept.

La chapelle nord ou chapelle de tous les Saints

Elle a été édifiée en1474 par Jehan GELIOT, prêtre originaire du village. Il était curé de Touches près de Mercurey, chorial et prébendier à la cathédrale St Vincent de Chalon/Saône. 

Cette chapelle possède encore son autel, mais la polychromie qui l'entourait est devenue illisible.

Une seule croisée d'ogives, reliée par une clé de voûte sculptée montrant un Christ et les quatre évangélistes, occupe la voûte.

Chacune des arêtes se termine par un cul-de-lampe représentant les symboles des vertus théologales.

Une piscine liturgique, dégradée, est enchâssée dans la paroi de droite.

La grande baie avait été vandalisée à la Révolution, les remplages , comme la grille de pierre qui clôturait la chapelle avaient été brisés.

Les restaurations de 2022 ont porté sur tous ces éléments abîmés. La grille de pierre a été refaite à l'identique d'après les points d'ancrage anciens, les motifs de la baie ont été repris, les enduits, rénovés.

Quelques traces de polychromie entourant la clé de voûte ont réapparu.

La tombe du fondateur, plate, sculptée est remarquable, elle occupe le centre de la chapelle.

La chapelle sud ou chapelle de Notre-Dame-de-Pitié

Elle occupe l'autre bras du faux transept.

Deux grandes baies gothiques éclairent les lieux. A l'est, cette ouverture a été reprise en partie basse et au niveau des remplages lors des derniers travaux.

La baie qui occupe maintenant la façade sud avait été entièrement  murée lorsqu'on installa la statue de Notre-Dame-de-Pitié. 

Une litre funéraire courait sur les côtés, seules quelques traces ont été reprises sur les arêtes de la croisée d'ogives.

Tout comme dans la chapelle de tous les Saints, une piscine liturgique est placée sur le côté droit de l'espace.

Les retombées de la croisée d'ogives se terminent par des culs-de-lampe ornés d'anges déroulant des inscriptions religieuses en latin.

Sous la baie sud, trois consoles décorées avec les armes de la famille DE La GRANGE sont en saillie.

La grille de pierre qui sépare le bas-côté de la chapelle est ouvragée, les pilastres arrondis portent les signatures des ouvriers de la pierre. Elle est de très belle facture.

Une ouverture biaisée (hagioscope) donne sur le chœur de l'église.

Le centre est pavé de la tombe double du fondateur Jehan De La Grange et de son épouse Alix Guigenard, mais hélas elle a perdu une grande partie de ses effigies.

La sacristie

Elle fut sans doute ajoutée au 15ème siècle lors de la construction de la chapelle

de tous les Saints.

De forme rectangulaire, elle est éclairée par une petite baie sobre.

Une cheminée est encastrée sur la paroi jouxtant la chapelle Saint-Pierre.

Son plafond est ogival et le sol est pavé de grandes dalles de pierre.

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